Guillaume Balas (Conseil Régional d'Ile de France), Olga Trostiansky (Adjointe au Marie de Paris, Chargée de la solidarité, de la famille et de la lutte contre l'exclusion), Pascal Cherki (Maire du 14° arrondissement), Michel Chegaray (Président National de l'association "Les Petits Frères des Pauvres"), Pierre Aidenbaum (Président de la Régie Immobilière de la Ville de Paris) ont inauguré ce programme qui comprend :
- une maison-relais de 20 studios (PLAI) dont deux F1 de 17,50 m² et dix huit F1 d’environ 23,50 m², le tout agrémenté d’un salon/bibliothèque de 54 m² et d’une salle des repas de 77 m². Cette maison héberge des personnes âgées en difficultés financières ou matérielles qui retrouvent souvent à l'heure du goûter le plaisir d'être entourées des tout-petits de la halte garderie.
- une halte-garderie municipale de 20 places,
- 7 logements familiaux (PLUS) dont six F3 d'environ 65m² et un F4 de 102m² logent des familles à revenus modestes,
- une librairie.
© Stephan Lucas
Histoire du quartier
La rue de la Gaîté est une artère parisienne très animée du quartier du Montparnasse, reliant le boulevard Edgar Quinet au Nord, à l’avenue du Maine au Sud. A l’origine, la rue était un chemin vicinal depuis la barrière du Montparnasse jusqu’au village de Clamart. En 1830, elle reçoit son nom actuel qui évoque la présence jadis, au voisinage des barrières du Maine et du Montparnasse, de bals, guinguettes, restaurants, tréteaux de théâtre et autres débits de boissons.
Depuis cette époque, la rue de la Gaîté a su conserver sa fonction de lieu de distractions grâce à la présence de théâtres, cinémas, cabarets, restaurants, cafés, mais également sex-shops.
Pour assurer la protection et le redéploiement des activités traditionnelles, la Ville de Paris et la Mairie d’arrondissement ont mis en œuvre une série de mesures relatives à la mise en valeur de l’ensemble de la rue (notamment incitation à ravaler les immeubles, réaménagement de l’espace public…).
Des constructions neuves ou des réhabilitations ont été réalisées (réhabilitation du théâtre « les milles Colonnes » en Maison Régionale du Val de Loire, 20 bis rue de la Gaîté, construction de 25 logements au 35 rue de la Gaîté, de 15 logements au 22 rue de la Gaîté, etc.…).
Projet architectural

© Stephan Lucas
Le projet architectural de José Gadbois s'articule autour de grandes thématiques :
- La qualité environnementale des aménagements et les matériaux utilisés,
- La dimension sociale et intergénérationnelle,
- Les relations et synergies entre les différentes parties du programme,
- Un site à dimension humaine afin de faciliter les échanges et rencontres.
Le choix des matériaux est dicté par une recherche de pérennité et de respect environnemental. La structure apparente est traitée en béton brut gris clair, les parties non porteuses en béton blanc banché planchette afin d’accrocher la lumière. Les menuiseries sont en chêne.
Le chauffage des logements familiaux et de la maison-relais est assuré par une chaufferie commune au gaz. La halte-garderie est chauffée par l’énergie électrique.
L’implantation des bâtiments permet une très bonne qualité d’ensoleillement, réduisant de ce fait les consommations électriques des résidents, et participant ainsi à la haute qualité environnementale de ce projet.
La RIVP s'est vu confiée la maîtrise d'ouvrage.
